Réglementation

TVA dans le BTP : 5,5%, 10%, 20% : comment choisir le bon taux en 2026

Un taux trop bas expose à un rappel de TVA en cas de contrôle, avec un intérêt de retard de 0,20 % par mois (article 1727 du CGI). 10% sur de la rénovation, 5,5% sur de l'énergie, 20% sur du neuf. Voici comment ne jamais se tromper.

Romaric Sauvanet, fondateur d'ArtisanSmart
Fondateur ArtisanSmart
27 janv. 2026
Mise à jour : 15 octobre 2026
12 min de lecture

Un plombier facture le remplacement d'un cumulus à 10% de TVA. Normal, c'est de la rénovation dans un logement ancien. Sauf que le client a fait construire sa maison il y a 18 mois. Le taux aurait dû être 20%. En cas de contrôle, c'est l'artisan qui paie la différence. Plus les pénalités.

Dans le BTP, trois taux de TVA coexistent. Les règles pour savoir lequel appliquer sont précises. Ce guide vous les explique, avec des exemples concrets pour chaque situation. Pour un calcul rapide, utilisez notre calculateur de TVA travaux.

Le principe : 3 taux, 3 situations

La règle de base est simple. Le taux de TVA dépend de deux facteurs : la nature des travaux et l'ancienneté du logement.

Taux S'applique quand Exemples
20% Construction neuve, extension, logement < 2 ans Maison neuve, surélévation, agrandissement > 10% surface
10% Rénovation, entretien, amélioration, logement > 2 ans Salle de bain, cuisine, peinture, plomberie, électricité
5,5% Amélioration énergétique, logement > 2 ans Isolation, fenêtres, PAC air/eau

Quel taux TVA pour mon type de travaux ?

Le tableau ci-dessous détaille le taux applicable pour les travaux les plus courants. Utilisez-le comme référence rapide avant d'établir un devis.

Type de travaux Logement > 2 ans Logement < 2 ans / neuf Justificatif à faire signer
Peinture intérieure10%20%Mention sur le devis
Rénovation salle de bain10%20%Mention sur le devis
Rénovation cuisine10%20%Mention sur le devis
Réfection électrique10%20%Mention sur le devis
Plomberie / remplacement sanitaires10%20%Mention sur le devis
Réparation toiture10%20%Mention sur le devis
Remplacement volets (non thermiques)10%20%Mention sur le devis
Isolation murs / combles / toiture5,5%20%Mention sur le devis
Fenêtres double/triple vitrage5,5%20%Mention sur le devis
Pompe à chaleur air/eau, sans appoint gaz ou fioul5,5%20%Mention sur le devis
Climatisation réversible (PAC air/air)5,5% si l'appareil remplit les critères du 18 juillet 2026, sinon taux normal pour l'appareil20%Mention sur le devis
Chaudière gaz ou fioul, même à condensation20%Aucun
Chauffe-eau (ballon) thermodynamique5,5%20%Mention sur le devis
VMC double flux5,5%20%Mention sur le devis
Thermostat connecté5,5%20%Mention sur le devis
Poêle à bois (Flamme Verte)5,5%20%Mention sur le devis
Construction maison neuve20%Aucun
Extension > 10% surface20%Aucun
Surélévation20%Aucun
Garage, cave ou grenier rattachés au logement10%20%Mention sur le devis
Local commercial, garage loué seul ou utilisé pour le travail20%Aucun

La climatisation réversible a changé de régime le 18 juillet 2026 (arrêté du 13 juillet 2026). Elle peut passer à 5,5 % si l'appareil est fixe, classé au moins A++ en mono-split ou A+ en multi-split jusqu'à 12 kW, utilise un fluide autorisé et se pilote à distance. Sinon, l'appareil n'est pas au taux réduit (Service-Public, 22 juillet 2026).

Pour les PAC air/air de plus de 12 kW, un arrêté du 14 août 2026, publié au Journal officiel du 9 septembre 2026 et en vigueur le 10 septembre, corrige le texte de juillet en y ajoutant un seul mot, « sauf ». Au-delà de 12 kW, le seuil d'efficacité énergétique saisonnière est de 145 % en chauffage et 250 % en refroidissement, sauf pour une PAC en toiture qui intègre à la fois le chauffage, le refroidissement, la ventilation, le rafraîchissement par surventilation nocturne et la filtration : elle garde 130 % et 150 % (Synasav, 10 septembre 2026). Sur un devis de PAC de plus de 12 kW, vérifiez la configuration (toiture ou non, fonctions intégrées) et l'efficacité saisonnière sur la fiche fabricant avant d'appliquer 5,5 %.

Cas concret : TVA pour une rénovation de cuisine

Un client vous demande de rénover sa cuisine dans un appartement de 2018 (plus de 2 ans). Le devis comprend : démolition de l'ancienne cuisine, nouvelle plomberie, pose de carrelage, installation de meubles et remplacement d'un vieux cumulus par un chauffe-eau thermodynamique.

Décomposition correcte : démolition + plomberie + carrelage + meubles = 10%. Le chauffe-eau thermodynamique + sa pose = 5,5% (amélioration énergétique). Deux lignes de TVA distinctes sur le devis.

L'erreur classique : tout mettre à 10% : vous privez le client de l'économie sur la partie énergie et en cas de contrôle, l'administration peut requalifier la partie thermodynamique à 20% si la mention signée par le client ne précise pas que ces travaux ont la nature de travaux de rénovation énergétique.

TVA à 20% : le taux normal

C'est le taux par défaut. En cas de doute, c'est toujours 20%. Il s'applique dans les situations suivantes :

Construction neuve. Toute construction d'un bâtiment qui n'existait pas avant. Maison individuelle, immeuble, local commercial. C'est 20%.

Extension significative. Si les travaux augmentent la surface de plancher de plus de 10%, c'est considéré comme du neuf. Une véranda de 25 m² ajoutée à une maison de 100 m² = 20% de TVA.

Logement de moins de 2 ans. Même si c'est de la "rénovation", un logement achevé depuis moins de 2 ans est soumis au taux normal. Les 2 ans se comptent à partir de la date d'achèvement, pas de la date de permis de construire (source : impots.gouv.fr).

Locaux qui ne servent pas à l'habitation. Local commercial ou professionnel, hangar, garage loué seul ou utilisé pour le travail : c'est du 20%. En revanche, un garage, une cave ou un grenier rattachés au logement suivent le logement et restent au taux réduit (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-10).

TVA à 10% : rénovation et entretien

Le taux intermédiaire à 10% est celui que les artisans utilisent le plus souvent. Mais il est soumis à des conditions strictes.

Les 3 conditions cumulatives

Pour appliquer le 10%, les trois conditions suivantes doivent être réunies simultanément :

Condition 1 : Le logement a plus de 2 ans. Il doit être achevé depuis plus de 2 ans au plus tard au début des travaux. C'est ce que le client certifie dans la mention du devis.

Condition 2 : C'est un logement à usage d'habitation. Résidence principale, secondaire, ou logement locatif. Un local commercial ne compte pas (sauf s'il est transformé en habitation).

Condition 3 : Les travaux ne créent pas de surface nouvelle significative. Rénovation, amélioration, entretien, remise aux normes, oui. Extension, surélévation, transformation de garage en pièce de vie : attention, ça peut basculer en 20%.

Plus d'attestation Cerfa : une mention sur le devis suffit Depuis le 16 février 2025, l'attestation 1300-SD ou 1301-SD n'est plus exigée. Pour appliquer le 10 % ou le 5,5 %, le client certifie directement sur le devis ou sur la facture que les conditions sont remplies (loi de finances pour 2025, article 41). Vous gardez ce document signé avec votre comptabilité : sans lui, le taux normal s'applique à tout le chantier.

La mention à faire signer au client

L'administration fiscale a publié le 9 septembre 2026 des modèles de mention que vous pouvez reprendre tels quels (BOFiP, BOI-LETTRE-000280). Voici celui du devis pour des travaux à 10 % :

« Je soussigné(e)............................ certifie, que les travaux réalisés concernent des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans et qu'ils n'auront pas pour effet, sur une période de deux ans au plus, de concourir à la production d'un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l'article 257 du CGI, ni d'entraîner une augmentation de la surface de plancher des locaux existants supérieure à 10 %. »

Pour des travaux de rénovation énergétique à 5,5 %, la mention ajoute que les travaux « ont la nature de travaux de rénovation énergétique ». Sur la facture, elle passe au passé et commence par « Par le règlement de la présente facture, le client certifie ». La rédaction reste libre, du moment que tous ces éléments y figurent. Le reste de ce qu'une facture doit porter est dans notre guide des mentions d'une facture artisan.

Deux cas à connaître. Pour de petits travaux de réparation et d'entretien sous 1 000 € TTC, la mention n'est pas exigée : le devis ou la facture indique alors le nom et l'adresse du client et du logement, la nature des travaux et que le logement est achevé depuis plus de deux ans. Et une ancienne attestation 1301-SD reste acceptée si elle contient tous les éléments de la mention (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40).

Dans ArtisanSmart, la mention s'ajoute toute seule dès qu'une ligne est à 10 % ou 5,5 % : le client la coche en signant le devis. Sur la facture, elle est reprise au passé.

Exemples concrets à 10%

Voici des travaux qui relèvent du 10% (sous réserve des 3 conditions ci-dessus) :

TVA à 5,5% : performance énergétique

Le taux réduit de 5,5% est réservé aux travaux qui améliorent la performance énergétique du logement. C'est le plus avantageux pour le client et donc un argument de vente pour vous.

Les travaux éligibles au 5,5%

Pour bénéficier du 5,5%, les travaux doivent porter sur l'un de ces postes :

Les matériaux doivent respecter des critères techniques précis (résistance thermique R minimale pour l'isolation, coefficient Uw pour les fenêtres, etc.). Ces critères sont fixés par le CGI et repris par l'administration fiscale (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-95). Le taux de 5,5 % lui-même est prévu à l'article 278-0 bis A du CGI.

Quand le client monte un dossier MaPrimeRénov', le devis porte aussi les mentions propres à l'aide : elles sont détaillées dans notre article sur le devis MaPrimeRénov' à 5,5 %.

Le 5,5% s'applique aussi à la main d'œuvre Bonne nouvelle : quand les matériaux sont éligibles au 5,5%, la main d'œuvre associée bénéficie du même taux. Pas besoin de séparer les lignes.

Les pièges du 5,5%

Piège n°1 : les travaux "indissociables". Si vous remplacez des fenêtres (5,5%) et que vous refaites le cadre en placo (10%), les deux postes restent à leurs taux respectifs. Mais si le placo est indissociable de la pose des fenêtres, il passe à 5,5% aussi.

Piège n°2 : le matériel acheté par le client. Si le client achète lui-même le matériel et que vous ne faites que la pose, seule votre main d'œuvre passe au taux réduit. Le matériel, il l'a payé à son fournisseur au taux normal (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-20, § 140).

Piège n°3 : le logement doit être ancien. Comme pour le 10%, le logement doit avoir plus de 2 ans. Une pompe à chaleur dans un logement neuf = 20%.

Piège n°4 : la chaudière gaz ou fioul. Depuis le 1er mars 2025, une chaudière qui peut fonctionner au gaz ou au fioul, même à très haute performance, sort des taux réduits : c'est 20 %. Une pompe à chaleur avec un appoint au gaz ou au fioul est exclue elle aussi (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-95). Les cas propres au chauffage sont repris sur notre page logiciel de devis pour chauffagiste.

Le bon taux de TVA, automatiquement

ArtisanSmart propose le taux de TVA selon la nature des travaux et ajoute sur le devis la mention que le client certifie en signant.

Essayer gratuitement

Attestation TVA à taux réduit : faut-il encore la remplir ?

Non, ce n'est plus obligatoire. Pour appliquer le 10 % ou le 5,5 %, votre client certifie les conditions directement sur le devis ou sur la facture. Vous en gardez chacun un exemplaire. Les formulaires 1300-SD et 1301-SD restent admis, à condition de contenir tous les éléments de cette certification (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, version du 9 septembre 2026).

Attestation 1300-SD ou 1301-SD Mention sur le devis ou la facture
Obligatoire ?Non, mais toujours admise si elle est complèteC'est la règle
Qui certifie ?Le clientLe client
Où ?Sur un formulaire à partSur le devis signé, ou sur la facture qu'il règle
Qui la garde ?Vous, avec votre comptabilitéLe client et vous, un exemplaire chacun

Un chantier déjà en cours au 16 février 2025 n'est pas concerné par cette certification (même source). Le texte à reprendre et le cas des petits travaux sous 1 000 € TTC sont détaillés plus haut : la mention à faire signer au client. Dans ArtisanSmart, la mention s'imprime toute seule sur le devis et sur la facture dès qu'une ligne est à 10 % ou à 5,5 %. Et si vous faites encore vos factures à la main, notre modèle de facture artisan l'ajoute aussi.

Devis multi-taux : comment gérer

La réalité du terrain, c'est qu'un même chantier combine souvent plusieurs taux. Un exemple classique : rénovation d'une salle de bain avec remplacement du chauffe-eau par un modèle thermodynamique.

Décomposition : les sanitaires, le carrelage et la plomberie sont à 10%. Le chauffe-eau thermodynamique et sa pose sont à 5,5%. La main d'œuvre de chaque poste suit le taux du poste correspondant.

Votre devis doit clairement séparer les lignes par taux de TVA et afficher un récapitulatif en bas du devis avec le montant HT, la TVA et le TTC pour chaque taux.

Cas particulier : le micro-entrepreneur

Si vous êtes en micro-entreprise avec franchise en base de TVA (article 293B du CGI), vous ne collectez pas la TVA. Vos prix sont en HT. Vous affichez la mention : "TVA non applicable, article 293 B du CGI".

Concrètement, vos devis et factures sont sans TVA : pas de taux à choisir, pas de mention de certification à faire signer. Vos prix sont vos prix : le client ne paie aucune TVA en plus. La mention de franchise fait partie des mentions obligatoires d'un devis BTP (12 + 4 selon votre situation).

Pour savoir comment gérer la TVA dans le cadre de la réforme de la facturation électronique 2026, consultez notre guide dédié. Un logiciel comme ArtisanSmart (voir le comparatif complet) calcule automatiquement les multi-taux et ajoute la mention TVA à taux réduit sur vos devis et factures.

Que se passe-t-il si vous vous trompez ?

C'est l'artisan qui doit la TVA : c'est donc lui qui répond du taux appliqué. En cas de contrôle fiscal :

Si le taux réduit a été appliqué à tort, l'administration réclamera le différentiel de TVA à l'artisan. Exemple : un chantier de 10 000 € HT facturé à 10% au lieu de 20%. La TVA collectée est de 1 000 € au lieu de 2 000 €. L'administration vous réclame les 1 000 € manquants, plus l'intérêt de retard de 0,20 % par mois et une majoration de 40 % si elle retient un manquement délibéré.

Si le client a certifié à tort (par exemple un logement de plus de 2 ans alors qu'il est neuf), il est tenu avec vous de payer le complément de TVA, quand l'erreur vient de lui (BOFiP). Vous devez pouvoir présenter le devis ou la facture qui porte sa certification. D'où l'importance de le conserver.

Le risque financier est réel Sur un chantier de 30 000 € HT, la différence entre 10% et 20% représente 3 000 € de TVA. Avec la majoration de 40 % pour manquement délibéré, on arrive à 4 200 €.

Pièges à éviter : combien ça coûte

Se tromper de taux, ce n'est pas qu'un risque théorique. Voici ce que ça représente en euros sur des chantiers courants.

Situation Chantier HT Taux appliqué à tort Taux correct Rappel + majoration de 40 %
Rénovation dans logement < 2 ans 15 000 € 10% 20% 1 500 € + 600 € = 2 100 €
PAC dans logement neuf 12 000 € 5,5% 20% 1 740 € + 696 € = 2 436 €
Isolation sans critère technique respecté 8 000 € 5,5% 10% 360 € + 144 € = 504 €
Extension > 10% surface facturée en rénovation 30 000 € 10% 20% 3 000 € + 1 200 € = 4 200 €

Majorations calculées à 40 %, le taux du manquement délibéré. De bonne foi, pas de majoration : seulement l'intérêt de retard de 0,20 % par mois (impots.gouv.fr).

Checklist avant d'appliquer un taux réduit

Avant de mettre 10% ou 5,5% sur un devis, posez-vous ces 5 questions :

1. Le logement a-t-il plus de 2 ans ? Vérifiez la date d'achèvement, pas la date de construction ou d'achat.

2. C'est bien un logement d'habitation ? Résidence principale, secondaire ou location meublée/non meublée. Pas un local commercial ou un garage non rattaché.

3. Les travaux créent-ils de la surface ? Si oui, la surface ajoutée représente-t-elle plus de 10% de la surface existante ? Si oui → 20%.

4. Pour le 5,5% : les matériaux respectent-ils les critères techniques ? Vérifiez les fiches techniques du fabricant. La résistance thermique R, le coefficient Uw, le label Flamme Verte. Tout doit être documenté.

5. La mention est-elle signée par le client ? Sur le devis ou sur la facture. Pas de mention, pas de taux réduit, sauf pour les petits travaux de réparation et d'entretien sous 1 000 € TTC.

Sources : BOFiP : locaux concernés et dépendances · BOFiP : opérations concernées · Service-Public : climatisation réversible à 5,5 % · impots.gouv.fr : intérêt de retard et majorations · impots.gouv.fr : TVA professionnels · FFB : TVA à 5,5 % sur les PAC air/air · Synasav : critères des PAC air/air de plus de 12 kW (10 septembre 2026) · BOFiP : modèles de mention valant certification (9 septembre 2026) · BOFiP : justifier le taux réduit sur le devis ou la facture · BOFiP : chaudières exclues des taux réduits

Questions fréquentes

La TVA à 10% s'applique aux travaux de rénovation, d'amélioration et d'entretien dans un logement achevé depuis plus de 2 ans. Le logement doit être une résidence ou un local à usage d'habitation. Depuis le 16 février 2025, plus d'attestation Cerfa : le client certifie sur le devis ou la facture que ces conditions sont remplies.
La TVA à 5,5% est réservée aux travaux d'amélioration de la performance énergétique : isolation, fenêtres, pompes à chaleur. Les chaudières au gaz ou au fioul en sont exclues depuis le 1er mars 2025. Le logement doit avoir plus de 2 ans et les matériaux doivent respecter des critères techniques précis.
L'artisan devra payer le différentiel de TVA à l'administration, avec l'intérêt de retard et une majoration de 40 % en cas de manquement délibéré. Sur un chantier de 30 000 € HT facturé à 10 % au lieu de 20 %, le rappel est de 3 000 € (4 200 € avec la majoration).
Non, un micro-entrepreneur en franchise de base ne collecte pas la TVA. Il facture en HT et doit inscrire "TVA non applicable, article 293 B du CGI" sur chaque devis et facture.
Dans un logement de plus de 2 ans : 10% sur la plomberie, le carrelage et les meubles. Si le chantier inclut un chauffe-eau thermodynamique ou autre équipement énergétique, cette partie passe à 5,5%. Séparez les lignes par taux sur le devis.
Non. Depuis le 16 février 2025 (loi de finances pour 2025, article 41), l'attestation 1300-SD ou 1301-SD n'est plus exigée. Le client certifie sur le devis ou la facture que les conditions du taux réduit sont remplies. Chacun en garde un exemplaire. Une ancienne attestation reste acceptée si elle contient tous les éléments de cette mention.